Erstein / La SGE a fêté ses 125 ans


C'est pour témoigner de ce passé fait d'or et de douleurs que les
membres de la plus ancienne association ersteinoise ont organisé une soirée
samedi dernier, dédiée à la gymnastique, dans une salle Hérinstein comble. A
côté des sections locales, des groupes de gymnastes sont venus en renfort et
en amis, de Lahr et de Haguenau.
Car en 125 ans, la SGE en a vu des nouvelles activités apparaître, d'autres
tomber dans l'oubli mais aussi des médailles, des honneurs même olympiques,
des amitiés, des mariages, des fâcheries et parfois des pleurs. Bref, la
vie, avec son cortège de victoires sur le destin. Avec une certaine
constance, elle a traversé l'histoire de familles, comme celle de Georges
Kuhn, le doyen de l'association : « Depuis cinq générations, nous sommes
impliqués dans la SGE, explique Monique, la fille de Georges. Mon grand-père
père a participé à la construction de la première salle, puis enfants,
petits-enfants, arrière-petits-enfants, arrière-arrière-petits-enfants sont
passés par l'association ».
Sous les yeux émus de nombreux parents, les enfants ont ouvert le bal.
Comme une tradition, entre deux roulades, les mains s'agitent pour faire un
« coucou » à un visage reconnu dans le public. C'est cette même attention
que l'on retrouve tant chez les tout petits que chez les grands athlètes :
la volonté de bien faire mais surtout celle de se dépasser.
« Contrairement à ce que l'on pense, la gymnastique est très physique et
nécessite de l'agilité », explique Florian, jeune gymnaste de 14 ans de la
section ersteinoise entraînée par Pierre Fuhry. Lucas, du même groupe,
renchérit : « Il y a bien sûr la souplesse et surtout cette montée
d'adrénaline avant certains sauts qui me fait dépasser le danger ». Leur
prestation est d'ailleurs largement applaudie.
Au-delà de l'exploit sportif, il y a aussi cet espace de création que
permettent les disciplines gymniques. En témoignent les impressionnantes
chorégraphies présentées par les jeunes filles des sections de la SGE. Mais
c'est en découvrant les parcours parfaits des invités de Lahr et de Haguenau
que l'assistance peut apprécier l'art des gymnastes dans leur pleine
puissance. « Ils évoluent au niveau national, avec un entraînement de plus
de 20 heures par semaine », précise Jacques Rehberger, président d'honneur
de la SGE et moniteur en activité.
Si la place faite à la gymnastique reste importante, la SGE a accueilli de
nouvelles disciplines au fil du temps : l'escrime en 1932, le tai-chi, l'aqua-gym,
le badminton, le volley-ball, le step, la danse country et tout récemment un
groupe d'acrobates sur échasses. Dispersion ? « Plutôt richesse et multiples
éclats », répond Jacqueline Freyss, l'actuelle présidente. Au cours de la
soirée, chaque groupe a pu montrer son savoir-faire et partager son
enthousiasme avec un public en communion. La fête terminée, l'histoire
continue avec cette jeunesse insolente qui donne à la SGE ces couleurs
permanentes.
F.Mi